Commencer l’année chez soi: la January Cure de Apartment Therapy

J’ai décidé de participer (silencieusement) à la January Cure du site Apartment Therapy, une façon de partir du bon pied l’année en mettant un peu d’effort sur le lieu qui devrait représenter la sérénité, le calme et le réconfort. Cheu nous. Et l’amour du cheu nous, ça comprend un peu (plus) d’organisation et un peu (toujours plus) de nettoyage!

Je me sens déjà pas mal bien ici. J’étais déjà une fidèle lectrice du blog AT lorsque j’ai emménagé dans mon appart, et j’avais bien en tête tous les conseils pour faire de mon chez moi un endroit ou je serais heureuse de revenir tous les soirs. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas place à l’amélioration. Une chose que j’ai apprise avec AT, c’est qu’un chez-soi est constamment en évolution et en changement, et que repenser, déplacer, replacer et sourtout remettre tout en place fait bien partie de la game. Chaque année, ils annoncent leur January Cure que j’attrape toujours en plein milieu et que, finalement, je ne fais que lire devant mon écran. Cette fois-ci, je m’y suis prise d’avance, me suis inscrite à l’infolettre reliée au projet et ai bien entamé la première étape aujourd’hui: une liste de tous ces petits projets qui pendouillent depuis queque et qui pourraient bien trouver complétion dans les prochaines semaines.

Si l’idée d’une cure complète ne vous tente pas trop pour ce début d’anée, je vous conseille grandement le blog par contre, qui donne des tas d’idée pour la maison, selon tous les budgets (mais surtout les petits) et nous montre des tas d’intérieurs de gens bien ordinaires, selon moi plus inspirant que ces salons bien lacqués des magazines de design.

De mon côté, avec ma petite liste de projets, l’idée même de cocher quelques trucs “done” d’ici le 31 janvier me met dans un état très zen. Je sens que la médiation du mois de janvier se fera dans le mouvement!

À suivre….

Ma lecture de “Wild” et la naissance de mon nouveau mantra: Motherfucking amazonian queen

Page couverture de "Wild" par Cheryl Strayed

Page couverture de "Wild" par Cheryl Strayed

“I made it the mantra of those days; when I paused before yet another series of switchbacks or skidded down knee-jarring slopes, when patches of flesh peeled off my feet along with my socks, when I lay alone and lonely in my tent at night I asked, often out loud: Who is tougher than me?

The answer was always the same, and even when I knew absolutely there was no way on this earth that it was true, I said it anyway: No one.”

Who’s tougher than me, hein? Who’s tougher than me?!?!?!?!

Rien de plus à propos que ce livre pour recommencer mon blog perso from scratch. Tout d’abord, c’est un peu l’histoire d’une fille paumée (drogue, dérive, deuil non consumé…) ce qui n’est pas particulièrement ma tasse de thé, mais c’est aussi une histoire de voyage. Vous savez, un de ces voyages qui changent tout?

On n’a presque jamais vu ça.

C’est quand même le genre de livre qui “vient me chercher”, parce que ces petits moments (comme celui cité plus haut) où Cheryl se sent forte, comme une motherfucking amazonian queen, j’en ai vécu moi aussi. Ces petites victoires de voyage, je les célèbre toujours plus que mes accomplissements que je vis au jour le jour, dans mon train train montréalais. Libérer des attentes, de la conformité, je peux être foutument fière de moi, comme Cheryl finit tranquillement par l’être au fil de son périple sur la Pacific Crest Trail.

Une jeune fille, mi-vingtaine, sort d’un divorce et du décès de sa mère un peu perdue et héroïnée. Elle décide de parcourir la PCT pendant 3 mois, vend tout ce qu’elle possède. Et part. Bon, vous vous y attendez, au travers des rencontres et des défis, elle va finalement “se trouver”, sans nécessairement trouver réponses à ses questions initiales. Un voyage initiatique, quoi…

On n’a presque jamais vu ça.

Mais bon, les récits de voyage me font toujours rêver, les périples de backpackers encore plus, et si en plus on passe sur la spiritualité, je suis vendue! Enfin une quête du soi ancrée entièrement dans le tangible. Cheryl et la trail (et elle compte les points, je ne vous dis pas qui gagne), Cheryl et la nature, Cheryl et le monde sauvage. Et le point de traverse, c’est vraiment lorsqu’elle se rend compte qu’elle n’est plus un imposteur sur le sentier, mais qu’elle fait belle et bien partie de la PCT.

J’essaie, moi aussi, de me sentir comme une motherfucking amazonian queen,  et j’en ferai peut-être mon mantra à moi; c’est pourquoi j’essaie d’avoir la vie la plus équilibrée qui soit. Pour une paresseuse et procrastinante femme qui n’a rien d’autre à faire que de s’occuper de ses fesses, ce blog sera ma façon à moi de réciter mon périple. Et puisque le voyage reste constamment ma porte de sortie, je dois le faire ici, dans mon train train montréalais.

Je ne suis ni perdue, ni en quête, mais en sérieux besoin de consolidation.