Quand on a rien perdu – The Year of Magical Thinking Goodread’s review

The Year of Magical ThinkingThe Year of Magical Thinking by Joan Didion
My rating: 3 of 5 stars

Maybe 3.5. It’s Goodreads fault… 🙂

Okay, I might sound ungrateful, shallow, a brat, insert english words my francophone self would not think of…. but I can’t say I fell in love with this book, as I expected. I expected to be deeply moved, and I was, but also kept a proper emotional distance with Didion’s emotional journey captured in The Year of Magical Thinking.

Just like the small number of deaths I have witnessed in my life, the end of this book was painful, redundant, never ending, but obviously she didn’t write this essay on grief to please me, or readers in general. I have never actually grieved, and in this instance I am very fortunate. People around me who have passed away never had this quality of pillars in my life, people without whom I couldn’t see myself. My reaction to this book is exactly the one from someone who has never gone through this and pushes people to overcome it, and as she points out at the beginning of chapter 17 (quote below), someone who will never know what to expect, as everyone else, never quite prepared.

I can understand I’m just not ready for this book. She writes beautifully. Even though she talks about death, religion, afterlife and all that, do not appear as main characters of this essay, which I appreciated. I could, eventually, connect with her, on an emotional level. For now, this collection of bite-size life stories, philosophical reflection and recollections of daily, on-going routines felt very disconnected, and therefore I disconnected for the last 50 pages.

I will open a little drawer in my mind and insert this essay for future reference, for a time when I will call myself fortunate anymore. It is a dreadful thought, but it will surely happen.

“Grief turns out to be a place none of us know until we reach it. We anticipate (we know) that someone close to us could die, but we do not look beyond the few days or weeks that immediately follow such an imagined death. We misconstrue the nature of even those few days or weeks. We might expect if the death is sudden to feel shock. We do not expect this shock to be obliterative, dislocating to both body and mind. We might expect that we will be prostrate, inconsolable, crazy with loss. We do not expect to be literally crazy, cool customers who believe their husband is about to return and need his shoes.”
― Joan Didion, The Year of Magical Thinking

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Je suis féministe!

We Should All Be FeministsWe Should All Be Feminists by Chimamanda Ngozi Adichie
My rating: 4 of 5 stars

Okay, I gave it 4 stars because I agree with the statement and I think I should encourage the dissemination of this message. Nevertheless, it is a very simple essay and its purpose is mostly to remind us that the goal is not yet reached, and that nations and populations are not at the same level of equity either. It doesn’t bring anything new to the table (hence the non-5 star), it doesn’t mean it doesn’t have its value (hence the 4 star).

She talks from an African point of view: when I worked in Africa, I would often be ignored by our local partners who would address my male colleagues freely, even though I was technically in charge of the project and said colleagues. I sometimes had to remind them of who I was, dismissing all the local savoir-être. I sat in the front in cars. I would address people as equal. I would laugh. It didn’t always go well. It gave me perspective, on what the real fight was when it comes to feminism: it’s a fight for equal opportunities for all, not a way to justify my own discomfort with authority and control. If a man wants to pay my dinner, why not accept? I would accept it from a friend. But when people say that it is normal that some elderly woman’s daughter is taking care of her and not her son, because, you know, woman are more caring, that I don’t accept.

Adichie also brings up the question of heels, and makeup and girliness, issues that are still confusing to me. I think it is difficult to say that we were makeup and heels «for us» and not to adhere to a social norm for women. I would feel weird if my boyfriend started wearing makeup and heels on a day to day basis, and not as a one-time costume thing for Halloween. I admit it. I don’t think I’m alone. We still view these things as very female and so I wonder if continuing to embrace that, as women, even though we say that it is for us, breaks or strenghthens the stereotype.

If you think everthing I say is bullcaca, let me know. I believe discussion is the only way we can better ourselves.

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Projet 333 – Garde-robe minimaliste – Pensées de fin de parcours

Au début de l’été, dans ce vent de ménage et de désencombrement, j’ai décidé de me mettre au défi en réduisant ma garde-robe d’été à 33 morceaux pour les 3 mois à venir (juin, juillet et août). Il s’agit d’un défi personnel que plusieurs s’imposent depuis quelques années, selon les saisons, avec ces capsule wardrobes et je ne sais plus. L’idée est non seulement de se départir de ce que nous n’utilisons plus, mais également de devenir plus créatif avec peu, redécouvrir notre style et s’assumer avec moins.

J’ai commencé ce projet le 1er juin en choisissant soigneusement mes morceaux pour une saison qui, au Québec, peut en contenir quatre. Dans mes voyages pour le boulot (boulot que j’ai quitté d’ailleurs, mais on en reparlera une autre fois), je me faisais une obligation d’en apporter le moins possible, pour pouvoir, évidemment, revenir la valise pleine de tissus, masques, livres et autres babioles congolaises et autres.

Une chose qui m’a aidé est que je m’en fous un peu de mon apparence… pas totalement, mais quand même, plus que la moyenne des femmes on dirait. Sortir trois fois avec le même ensemble dans la semaine ne me dérange pas du tout, mais devoir relaver constamment les mêmes trucs, si. Chacun son truc. J’ai donc avancé le plus rationnellement possible, en m’assurant de pouvoir assumer toutes les températures et situations possibles. Si on s’en tien aux règles énoncées ici, mais qu’on peut bien jeter par la fenêtre, on inclut les accessoires, chaussures, sac à main, foulards, vêtements d’extérieur, bijoux (sauf alliances), mais pas les vêtements de sport, la lingerie. Vous pouvez lire le tout, en anglais, ici. De mon côté, je n’ai pas inclus les articles de sport, un imperméable ou un manteau car on ne sait jamais dans ce pays ce que ça va donner.

  • un jean long
  • un pantalon long plus propre, en pensant surtout au travail, bleu, pour la folie
  • une jupe longue fleurie
  • deux shorts
  • sept robes (j’aurais peut-être plus en laisser tomber une ou deux… mais j’aime bien les robes!)
  • deux cardigans (un gris pale, long, un crème, plus propre)
  • deux chandails à manches mi-longues
  • deux T-shirts
  • deux camisoles, une sport en coton, une plus propre
  • un chemisier blanc
  • un chandail à manche longue blanc
  • un châle
  • une paire de “gougoune”, une sandale et une chaussure fermée
  • deux sac à main (un en toile pour les journées plus relaxes)
  • quatre paires de boucles d’oreilles
  • lunettes de soleil
Garde-robe 33 morceaux
Garde-robe 33 morceaux

Je crois avoir bien choisi mes morceaux: une garde-robe très simple, avec rien de chic ou de démesurée. On conseille en ligne, dans certains articles, un item WOW qui nous fait sentir je ne sais trop comment. Mais ça ne fait pas partie de ma vie ça, mon wow, ce sont mes boucles d’oreilles Ghostbusters et mes ongles peinturlurés et c’est bien comme ça.

Après trois mois, je crois être convertie. J’ai vraiment adoré la simplicité de mes matins à n’avoir presque aucun choix devant moi pour mon habillement. Pour certains, ce sera la débrouillardise à se réinventer à chaque fois, mais pour moi, l’absence du casse-tête de démêler ce qui va ensemble, ce qui est propre, ce qui convient reste le plus gros atout d’un projet du genre. Les avantages se résument ainsi:

  • Je crois avoir gagné énormément de temps le matin avec cette menue sélection vestimentaire. Que deux variables, le temps et l’activité!
  • J’ai usé plusieurs morceaux dont je peux maintenant me départir sans regret: ils ont donné tout ce qu’ils avaient à donner et je peux les mettre de côté en sachant que mon argent n’a pas été perdu.
  • Bien que ce ne soit pas ma grande force, j’ai quand même tenté de combiner mes habits différemment pour soit convenir à la température ou varier ma tenue d’un jour à l’autre en ne changeant qu’un morceau: je n’avais pas nécessairement choisi mes items en fonction de cela, mais c’est tout de même un exercice qui a été intéressant.
  • J’ai été beaucoup plus régulière dans mes lavages et mon entretien de mes habits; une bonne chose, facilitée lorsque le nombre de morceaux à entretenir est réduit…
  • Faire mes valises pour un voyage à San Francisco ou une fin de semaine? En moins de 5 minutes, ma valise est faite. Aucune question ne se pose car… aucune question ne se pose!

Je m’embarque donc pour l’automne, avec une petite transition de début septembre où je continue d’utiliser ma garde-robe d’été. Encore une fois, la température extrêmement variable du Québec rendait une garde-robe unique pour septembre, octobre et novembre un peu difficile. Il me reste quelques jours pour réfléchir et décider: mon faible, les boucles d’oreilles, me donnent du fil à retordre pour rester dans la limite des 33 pièces.

En attendant, on s’inspire des autres:

L’original Project 333 de Be More with Less

Light by Coco et ses capsule wardrobes

Une garde-robe réduite et tout le processus de sélection avec Our Little Apartment